Les origines 

La Société industrielle et commerciale de Sainte-Marie-aux-Mines fut créée en 1871, sur l’initiative du patronat du Val d’Argent, pour exprimer ses positions sur les questions économiques et douanières auprès des autorités allemandes. Parallèlement à sa vocation économique, la Société industrielle a créé  un musée et une bibliothèque, dans une perspective de transmission des savoirs. Les collections du musée et de la bibliothèque furent constituées par plus de 260 dons effectués par les industriels entre 1871 et 1924. 

La bibliothèque contient quant à elle près de 3000 ouvrages, à caractère technique, scientifique, social, littéraire ou historique. Jusqu’alors accessible à ses membres uniquement, la bibliothèque de la Société industrielle est déposée depuis 2010 à la médiathèque du Val d’Argent en vue d’en élargir son accès au grand public. Le fonds dispose actuellement d’un inventaire papier, en cours d’informatisation

 

Composition du fonds

Le fonds comporte tout d’abord de nombreux ouvrages sur l’histoire régionale, tant alsacienne que lorraine. La majorité des titres remonte au 19e siècle, avec quelques grands « classiques » d’ouvrages historiques du 18e siècle, tels que L’Alsatia Diplomatica de  Daniel Schoepflin ou encore L’histoire de la Lorraine de Dom Calmet (1745). Le fonds comporte plusieurs recueils sur les châteaux régionaux, où le Haut Koenigsbourg figure en bonne place, ainsi qu’une collection assez importante de la Revue d’Alsace ou du Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse. 

De même, la bibliothèque de la Société industrielle représente un véritable intérêt pour l’histoire du Val d’Argent. La série documentaire « Af » renferme bon nombre de statuts de sociétés et d’entreprises locales du 19e siècle, ou encore des monographies et des fascicules publiés à l’occasion de manifestions locales au 19e siècle. Cette série contient notamment 4 albums compilés par l’industriel Adolphe Lesslin. Il comporte plus de 320 dessins, lithographies et plans de bâtiments présentant un intérêt historique (châteaux-forts, détails architecturaux de maisons remarquables), réalisés en grande partie par l’artiste François Joseph Stumpff (1828-1880). A cela s’ajoute une collection quasiment complète du quotidien Le journal de Sainte-Marie-aux-Mines / Le Messager des Vosges, couvrant la période 1844 à 1912, avec ses suppléments illustrés, ainsi que des notices biographiques ou nécrologiques sur les industriels locaux. 

Enfin, le fonds comporte plusieurs dizaines d’ouvrages à caractère industriel, tels que des collections de brevets, ainsi que sur les arts appliqués au traitement et à la fabrication des tissus. La composition éclectique des collections de la Société industrielle reflète aussi bien les préoccupations économiques du patronat que l’humanisme et l’érudition qui caractérisent certains de ses membres. Elle rappelle – s’il en est besoin – que culture et culture d’entreprise ne sont pas deux notions incompatibles.